TEXTES SANS FRONTIÈRES

Mises en voix de textes dramatiques contemporains
Théâtre Littérature
DIM. 24.11.2019 / 13:00
Prix: Gratuit

Projet transfrontalier en Grande Région

À Charleville-Mézières, Esch-sur-Alzette, Esch/Belval, Metz, Nancy, Thionville, Villerupt

Cette année, les organisateurs de Textes sans Frontières s’intéressent aux écritures dramatiques contemporaines de l’Amérique Latine de langue espagnole. Après quelques jours de répétitions à la Kulturfabrik, quatre textes seront présentés au public par des metteurs en scène et comédiens, du 15 novembre au 1er décembre 2019 lors d’une tournée qui traversera 7 lieux en Grande Région. 

Programme à la Kulturfabrik

Dimanche 24.11.2019

  • 13h00 : « Neva »
  • 14h30 : « Anesthésie »
  • 16h00 : « Le Chant de la Bouche Aveugle »
  • 17h30 : « Soleil voilé » 

« Neva »

De Guillermo Calderón (Chili)
Traduction : Christilla Vasserot
Mise en voix : Jérôme Varanfrain (LU)
Avec : Élodie Brochier, Justine Boschiero, Ali Esmili

Saint-Pétersbourg, le 22 janvier 1905. Olga Knipper, la veuve de Tchekhov et comédienne célèbre, tente de répéter son monologue. Dans la rue, un tout autre drame se joue : l’armée du tsar a ouvert le feu sur des milliers de manifestants. Portrait imaginaire et pénétrant d’Olga Knipper, la pièce est avant tout une méditation sur l’acte théâtral : y a-t-il un sens à faire du théâtre quand le monde brûle ? Si le lien avec le monde contemporain – et notamment avec l’histoire récente du Chili - n’est jamais rendu explicitement, il est néanmoins toujours présent dans l’écriture et donne à l’histoire une profondeur et une résonnance toute particulière : on est à la fois dans le passé, en 1905 en Russie, et quelque part ici maintenant.

Neva a reçu le prix de la meilleure pièce chilienne en 2006.

« Anesthésie »

De Agnieska Hernández Díaz (Cuba)
Traduction : Christilla Vasserot
Mise en voix : Daria Lippi (FR)
Avec : Katharina Bintz, Pascale Noé Adam, Nicole Max et Jean-François Wolff

La dernière larme tombée sur La Havane a résonné comme un glimm. Elle a résonné comme un glamm. Comme un pouaf. Comme un track. Elle a résonné comme un cri muet. Comme une boîte de conserve pleine de pierres. Comme une cloche. Comme un poignard. Comme un labyrinthe. Sous un pont, à l’entrée de La Havane, des « voix urbaines » réunies par un drame – l’agression d’une jeune femme, hospitalisée entre la vie et la mort, dans l’attente d’une greffe de rein – dialoguent ou monologuent, se répondent ou pas, hurlent de douleur.

« Le chant de la bouche aveugle »

De Jorge Ignacio Cortiñas (Cuba)
Traduction : Dominique Hollier
Mise en voix : Raphael Kohn (LU)
Avec : Estelle Charles, Sibel Kilerciyan, Christian Magnani, Justin Pleutin et Valery Plancke

Reiderico, jeune homme (trop ?) sensible, pour échapper à Gordi, son frère en mal de père, un peu gauche, qui confond virilité et brutalité, et à sa mère quelque peu envahissante et castratrice, passe des heures à parler à un puits au fond duquel vit Lucero, son ami, son double, imaginaire mais bien réel. Seule sa tante, Bolivia, vieille fille qui soigne en secret les syphilitiques (et fait ainsi vivre la maisonnée), semble le comprendre. Vient l’ouragan, et Reiderico cède à Lucero sa place et son nom avant de se réfugier au fond du puits. La métamorphose de Reiderico ne résout pas les problèmes familiaux, et ne résout pas non plus les problèmes du jeune homme.

« Soleil voilé »

De Jose Luis Rivera Torres (Porto Rico)

Traduction : Françoise Thanas

Mise en voix : Lee Fou Messica (FR)

Avec : Joël Delsaut, Dana Calimente et Fabio Godinho

« UN », le fils, revient chez ses parents après une absence de 23 ans.

Sur le chemin du retour, il évoque son départ, sa vie au loin… puis « DEUX », le père, parle de son « métier » de vendeur d’assurances contre les giboulées… enfin « TROIS », la mère, laisse éclater son exaspération face à l’attitude de UN et DEUX. De cette suite de monologues, naîtra, peu à peu, l’histoire – souvent complexe – de ces personnages étranges et les relations qu’ils ont entretenues.